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dimanche 23 septembre 2012

Été 2012. 2°) Le pluvieux mois de Juillet, tome III : Farniente.


De retour de colo, que faire dans le Berry ? Rien... Mais de temps en temps, ça fait du bien. À Bourges, la live-box ne fonctionne pas (problème réparé depuis) et qu'importe puisque tout le monde est dans le Sancerrois. Tant pis pour Internet, ce n'est d'ailleurs pas le besoin que j'en ai cette année. Cela change tellement de 2011 où, pour une affaire de paperasses, de réinscription, de visa, etc... nous étions quotidiennement obligés de faire quelques dizaines de kilomètres (aller-retour) pour suivre l'affaire, écrire, téléphoner, réagir, etc... avec l'angoisse de ne pas pouvoir repartir au Québec faute de visa dans le délai imparti... On sait dans quel état de fatigue j'avais attaqué la session d'Automne 2011 à l'Université Laval.

Cette année, rien. Je n'ai rien fait de toute la fin de mon mois de Juillet chez mes grand-parents. Les journées s'écoulaient doucement. Je me levais tard le matin, ce que je ne faisais pas il y a encore quelques années, mais entre la fatigue physique de la colonie de vacances et la fatigue intellectuelle et morale accumulée durant toute l'année 2011-2012 (grève incluse), j'avais du sommeil à rattraper. Le matin, ça alternait entre commissions, jardinage (assez réduit d'ailleurs, peu de fruits à ramasser et pas de potager à entretenir tant le mauvais temps depuis Mars 2012 a sinistré tous les types de cultures en France cette année), peinture de figurines (non achevée d'ailleurs, c'est malin...), jeux video (pardonnez-moi, ça me manquait, je n'y avais pour ainsi dire pas touché depuis Noël 2011), repos, lecture (je lisais et relisais "Les Misérables" [1862] de Victor Marie HUGO [1802-1885]), bref... Farniente. Pas de tennis non plus, sinon quelques balles avec mon grand-père, mon père étant blessé au talon. Beaucoup de parties du jeu de société de Mémoire 44 contre mon père (campagne de l'Océan Pacifique) Quelques balades dans et autour de Crézancy-en-Sancerre, qui m'ont permis de photographier (pour la première fois) ces lieux qui ont bercé une partie non négligeable de mon enfance et d'où ma famille est originaire.



Comme vous le voyez, beaucoup de vignes, le vin de Sancerre étant une composante économique importante de la région. Et encore sommes-nous à la limite du Pays Fort, plus axé sur les autres cultures et l'élevage, secteur en peine actuellement, et donc moins riche. Cela se voit dans les villages. Non pas que Crézancy soit très peuplé, mais les villages du Pays Fort sont de plus en plus fantômes...
La dernière photo est prise dans le jardin.
La quatrième photo, quel intérêt ? Il se trouve que Paulin ROULIN (1882-1972), affectueusement surnommé "Papa Titi", était mon arrière-arrière-grand-père, le grand père de ma grand-mère paternelle, tonnelier, maire de Crézancy-en-Sancerre sans discontinuer du milieu des années 1920 au milieu des années 1950. Le camping porte son nom. Et encore, le statut a changé. Il n'y a pas si longtemps, c'était encore le Stade municipal Paulin ROULIN, car au fond du camping se trouve le stade de football (bon, de soccer...), dont les vestiaires (de même que l'accueil du camping) se trouvent dans l'ancienne Gare de la Ligne du Tacot (train local desservant les communes du Sancerrois et les reliant aux villes et agglomérations plus importantes du Département du Cher) de Crézancy-en-Sancerre, le long d'une ligne métrique aujourd'hui disparue (ne subsistent que quelques chemins bien nommés "la Ligne" et qui traversait notre jardin. On regrette bien aujourd'hui ce moyen de transport qui désenclavait quand même beaucoup les communes isolées des collines.
Quant à la sixième photographie, il s'agit de l'École élémentaire publique de Crézancy-en-Sancerre (anciennement École de Garçons, l'École de Filles étant l'actuelle Salle des Fêtes) et son logement de fonction (aujourd'hui inoccupé) où a enseigné mon arrière-grand-père (père de mon grand-père) de 1932 à 1954, Albert Roger BOUGUET (1899-1989) affectueusement surnommé "Pépère", et où a donc vécu sa famille. À noter que cet arrière-grand-père a aussi été maire de Crézancy-en-Sancerre durant un mandat à la suite de Paulin ROULIN.
Voilà, famille bien ancrée donc...

Interlude.

De toutes les chansons grattées par nos animateurs musiciens, je crois bien que c'est celle-ci qui a été le plus appréciée et la plus reprise par les enfants, qui par ailleurs connaissaient pas trop mal le chanteur et ses compositions. Culture intergénérationnelle, ça fait toujours plaisir à voir ! Daniel BALAVOINE (1952-1986), "Tous les cris, les SOS" (1985), repris par les Enfoirés (1985- ) en 2004.



vendredi 21 septembre 2012

Été 2012. 2°) Le pluvieux mois de Juillet, tome II : les jolies colonies de vacances.

Lundi 9 Juillet 2012, pour la troisième année consécutive, me voici à Bourges, me préparant à embarquer pour une colonie de vacances de deux semaines entre Vercors et Chartreuse dans les Alpes, encadrant vingt-six enfants et pré-adolescents de 9 à 12 ans. L'équipe d'animation a changé, mais n'en est pas moins sympathique. Je connaissais déjà la directrice et une animatrice pour avoir été de l'équipe d'animation du séjour au ski en Février 2010... et l'autre animateur et la jeune stagiaire pour les avoir déjà vus quand ils étaient adolescents et colons lors de ce même séjour au ski de Février 2010 (Aouch ! Le coup de vieux !)... Deux musiciens dans l'équipe, ça change des années précédentes et ça va mettre un peu plus d'animation, c'est bien ! On change de chauffeur aussi, mais tout aussi sympathique que le précédent.

Un au revoir rapide aux parents, un embarquement express des bagages, des vivres et des enfants, une seule larme vite séchée dans les yeux d'un enfant déjà là l'an passé et qui se détend rapidement en retrouvant des copains et un animateur de l'an passé, et zou ! Nous voilà partis. Aucun malade dans le bus du séjour, chouette !

Pas de photos ni de noms d'enfants, toujours pour des questions d'éthique et de légalité.

Mais quelques bonnes anecdotes par exemple.

1°) J'ai trouvé mon digne successeur diplômé ès blagues foireuses. Mon collègue et moi étant sur la même longueur d'ondes niveau humour, ça promet... C'est fou tout ce qu'on a pu faire avaler aux enfants durant le séjour !

2°) Les repas... Ah... Bon sang mais qu'ils sont maladroits ! Jamais vus des gamins aussi peu dégourdis avec des pichets et des verres d'eau ! Particulièrement les garçons. Et évidemment, qui se collait à leur table presque tous les soirs ? Pas un repas sans une catastrophe aquatique, verre ou broc renversé... Sauf le soir du Mercredi 11 Juillet 2012. Immortalisé sur la photographie ci-dessous. Bon, y'a des miettes et une tâche de sauce qui avait coulé du plat (pas de notre faute), MAIS PAS D'EAU !!!!!


3°) La journée au parc d'attraction semi-aquatique Walibi, ce même Mercredi 11 Juillet 2012. Belle journée, des attractions en folie, un temps superbe, mais alors quelle foule ! Jamais plus ! Tellement peur de perdre un enfant du groupe. J'ai passé mon temps à les compter, toutes les trente secondes, partout, tout le temps ! Et encore, j'avais le groupe des Bisounours (Calinours au Québec ^^), ceux qui remuaient pas trop et qui n'étaient pas chaud pour les attractions à sensations fortes.

4°) La balle de tennis expédiée on ne sait où lors d'une tèque, que nous avons cherché méticuleusement mais en vain, et à qui nous avons crié, en partant, que nous ne l'abandonnerions pas. Nous avons manqué à notre parole mais nous ne l'oublions pas...

5°) Les mini-couples (et histoire de cœur associées) lors des boums les deux Jeudis...

6°) Moi qui débarque dans la salle de bain commune en surveillant le coucher. Une dizaine d'enfants qui se lavent les dents avec le regard intelligent du chameau qui broute... Me voyant, ils ne s'inquiètent pas outre mesure. Grave erreur ! J'attends qu'aucun n'ai plus sa brosse à dent en bouche (pour éviter les accidents)... Je prends soudain un air sévère et de ma grosse voix : "ET ON FROTTE !!!!" Ils se sont tous tassés dans un coin l'air terrorisé et surpris, digne d'un dessin animé.

7°) L'accrobranche. Le petit jeune qui me demande de l'accompagner sur le Parcours Super-Bleu mais qui finalement fait marche arrière dès la première plateforme (Avec raison d'ailleurs, niveau taille il était encore petit. Il se reprendra l'an prochain.). Et cet autre qui me fait "Coucou !" depuis sa tyrolienne... et qui perd sa casquette emportée par la vitesse. Casquette qui m'atterrit directement en main, sans que j'ai à me déplacer. Chanceux d'ailleurs, vu les arbres et le terrain accidenté, elle aurait pu tomber à un endroit autrement plus difficile d'accès ! Et les deux enfants qu'on a fait tourner en bourrique. Ils avaient oublié leurs sweat-shirts, que moi et un collègue nous sommes faits un devoir de mettre dans nos sacs et d'envoyer leurs propriétaires les chercher aux casiers. Que ça leur serve de leçon ! Têtes (blondes) en l'air !

8°) L'accueil toujours aussi sympathique de la directrice du centre. Sa cani-rando qui plaît toujours autant aux enfants, ses histoires lors du parcours et ses chiens adorables. Et ces paysages donnant sur le Massif de la Chartreuse !


9°) La visite à Lyon. J'ai une tante qui y habite mais je n'y avais jamais mis les pieds (ou alors j'étais trop jeune pour m'en souvenir). Bah c'est une jolie ville. Trop vite traversée hélas, mais avec des gamins sous le bras, on fait ce qu'on peut ! Le Parc de la Tête d'Or est vraiment sympathique avec sa ménagerie. Et ses churros ! Les marmots ont insisté pour s'en payer à la place du goûter, on a échappé de peu à des indigestions. Des années que je n'en avais pas mangé ! C'était la bonne idée du jour.

10°) Cet enfant, quelque peu tête en l'air (au moins), qui se pince les doigts dans une porte coulissante en la poussant alors même qu'elle coulissait déjà ! Et toute la comédie qui s'en est suivie (je ne nie absolument pas que ça lui ai fait très mal et très peur sur le coup, mais bon, faut pas exagérer...)...

11°) La journée au Lac de Paladru. Entre ceux qui pagayent tout ce qu'ils peuvent pour faire du surplace en kayak et ceux qui passent plus de temps dans l'eau que dans l'embarcation... On s'est bien marrés ! En plus il faisait un temps superbe. Et même pas de coups de soleil cette année. Et l'après-midi au V.T.T. (Vélocipède Tout-Terrain) : entre celle qui se vautre à l'arrêt en riant et celle qui demande très sérieusement ce que c'est qu'une pente... Le moniteur (qui a été animateur autrefois dans le même centre que nous) n'en revenait pas ! Après, on a aperçu le Mont Blanc (En flou, sur la photo, admirez les belles herbes en haute-définition au premier plan... M'apprendras à pas me servir de la fonction "paysage" de mon appareil... Et non, j'ai pas pris de photo du lac, pas pensé pendant le temps du midi...) C'est aussi au Lac de Paladru qu'on s'est rendu compte qu'il y avait visiblement un problème avec la lessive qu'on avait faite entre animateurs. Mon tee-shirt sec (et propre, lavé deux jours avant) pour remplacer celui du kayak puait littéralement. J'ai mis du temps à me rendre compte que l'odeur infecte émanait du vêtement que je portais. Grosse marrade lorsque j'ai demandé à la stagiaire "Sens-moi !" pour m'assurer que ce n''était pas mon nez qui me jouait des tours. ^^ Heureusement que le tee-shirt du kayak a séché vite et que j'ai pu le remettre.


12°) Les enfants qui appellent leurs parents à Bourges, leur racontent les supers vacances qu'ils passent et le beau temps que nous avons, et qui se font répondre qu'à Bourges il fait 14°C et qu'il pleut tout le temps (comme partout ailleurs en France sauf chez nous, chanceux...).

13°) La soirée barbecue prévue le Vendredi 20 Juillet 2012, LE SEUL SOIR DU SÉJOUR OÙ IL A PLU !!!!! Arf ! C'est se moquer du monde, ça !

14°) Cet enfant un peu casse-cou qui fait l'andouille sur le gravier, je lui dit que s'il tombe, faudra pas qu'il se plaigne, et qui le soir au coucher me demande "mais sans se plaindre hein !" de lui mettre un pansement au genou pour pas tacher ses draps... Bon, ça c'était la veille du Lac de Paladru où il s'est autrement arrangé le genou, sans gravité mais impressionnant quand même.

15°) Toute la chambre des garçons qui me tombe dessus pour une séance de torture à laquelle je résistai longtemps.

16°) Mon collègue animateur et moi qui mettions en boîte (pour rire et elle le savait bien) la stagiaire.

17°) Cet enfant, toujours le même, comme l'an passé, qui descendait chaque soir pendant la réunion des animateurs sous des prétextes divers et qui ne remontait qu'avec au moins un bisou du soir supplémentaire. Bon, y'a quand même un soir où il est descendu à 2h du matin (on venait de finir de préparer une activité avec mon collègue animateur) pour me dire que, je cite "le noir il est bizarre". Pas d'enfant de couleur dans la colo ni de racisme latent chez ce jeune homme, non, non, il parlait bien de l'obscurité de la chambre, guère différente des autres soirs d'ailleurs. Je soupçonne une crise de somnambulisme d'autant qu'il ne se souvenait de rien le lendemain... Mais sur le coup c'était drôle !

18°) La jeune stagiaire qui a eu sa mauvaise journée le Vendredi 13 Juillet 2012, normal. Plein de poisse toute la journée, énervée par les enfants... Le soir, elle se décide à peindre une boîte pour les activités à venir, elle se recouvre de sacs plastiques pour ne pas se tacher. Raté, elle s'est tachée quand même, mais franchement je ne sais pas comment elle a fait !

19°) Veillée Casino. Les enfants (de notre colo et de celle d'à côté qui attendaient de partir eux aussi en veillée) qui s'extasient devant ma "superbe" pancarte de nom de stand. "Ouah ! T'as dû passer du temps à la faire, elle est super jolie !". LOL ! La conception m'a pris un gros cinq minutes seulement... Plus quinze pour écrire à peu près droit et à peu près de la même taille... Faut pas grand chose pour plaire, me direz-vous. C'est vrai. Sauf quand, comme moi, on n'est pas doué de ses dix doigts. ^^



20°) La construction des cabanes (dernière photo, la cabane des Rouges), dans le cadre du grand jeu Khô Lanta (oui, bon, rhô, je sais...). Et découvrir que celles de l'an passé sont toujours debout (quoiqu'un peu déplumées) ! Fierté ! Ci-dessous (première photo), seulement une sur les deux (construites dans le cadre d'une activité cabane et non Khô Lanta, on varie ^^), dans l'autre on y avait mis des enfants...



21°) L'après-midi au Labyrinthe de Hauterive. Non, on n'a perdu personne, pas même la stagiaire. J'ai pas non plus été capable de me rendre dans la deuxième partie du labyrinthe le plus compliqué (les Charmilles), ça tournait en rond mais je savais toujours où était la sortie... ^^

22°) Lors du dernier inventaire, cet enfant (celui des doigts dans la porte) qui compte ses sous-vêtements.
Moi - Slips et boxers : 11.
Jeune distrait - Alors... 1, 2, 3, 4, 5, 6... 7, 8... 9... 10... et 11 !
Collègue animateur (content) - Youpi !
Jeune distrait (encore plus content) - Et 12 !
Moi (interloqué) - Gné ?
Collègue animateur - Comment ça douze ? C'est marqué 11 sur la liste et tu en avais onze au début du séjour !
Jeune distrait (dans sa position favorite que savait si bien imiter la directrice : yeux en l'air et doigt au coin de la bouche) - Heu...
Moi - Copain de Chambre ! Il ne te manquait pas des sous-vêtements ?
Copain de Chambre - Oui ! Oui !
Jeune distrait (illuminé, pris d'une inspiration subite) - Ah ! T'en avais pas un avec un trou devant ?
Copain de Chambre - Si ! C'est ça !
Silence gêné.
Moi - Bah alors ? C'est pas grave, ça a dû être échangé pendant la lessive commune. Rends-lui !
Jeune distrait (très gêné) - Heu... Bah... Je l'ai sur moi...
Copain de Chambre - Beuark !
Collège animateur et Moi, morts de rire. On s'y attendait vraiment pas à celle-là !
Blague à part, c'est pas pire. Tout le monde est reparti avec le bon nombre de sous-vêtements et le bon nombre de paires de chaussettes, toutes complètes (et pas dépareillées). Bon, je ne garantis pas que chacun soit reparti avec ses chaussettes du début du séjour, mais comme ils font tous la même pointure et qu'on retrouve toujours les mêmes marques, c'est pas grave !

23°) Le dernier soir, bazar monstre dans les chambres. Ils sont en forme ! Pas comme l'an passé. Allez, on va pas se fâcher le dernier soir, ça pourrirait tout. Et comme ce qu'on ne peut pas interdire, on le contrôle, ben on a descendu les matelas au sol (tous remis en place le lendemain, la chambre rendue nickel, évidemment), pis on a tous dormi ensemble (filles dans leurs chambres, garçon dans la leur, pas de mixité) avec autorisation de discussion libre. La présence des animateurs interdisant l'anarchie, ça a papoté pas mal mais tout le monde a dormi, fait que le séjour s'est fini dans la bonne humeur !

24°) Les mots gentils des enfants accrochés en ribambelle dans le bureau de la directrice du centre, ce qui fait toujours plaisir !

25°) Ces enfants qui pénètrent dans ma chambre lors de mon jour de congé pour me réveiller avec une bouteille d'eau... Je n'ai pas eu le temps de leur rendre la pareille ou différemment avant la fin du séjour. Ce n'est que parti remise, la vengeance est un plat qui se mange froid. (Mouahahaha ! Gniark ! Gniark ! Gniark !)


26°) J'ai oublié de vous présenter la mascotte du séjour ! Le totem pour Khô Lanta, réalisé de main de maître par notre animatrice-infirmière qui, elle, est douée de ses dix doigts ! Il nous a accompagné plusieurs fois dans le bus, dûment attaché à l'avant. Il est resté au centre de vacances dans les Alpes, en souvenir pour l'équipe du centre. Voici donc Tchukawa ! (Non, le sac poubelle ne fait pas partie de l'ensemble... Distraction du photographe...)


Et voilà... Encore un séjour de passé. On a gardé des contacts, on gardera à jamais les souvenirs... Les enfants ont tous passé un excellent séjour (c'est eux qui le disent), tout le monde était content... J'aime ce métier. Vraiment. Je ne sais pas si mon emploi du temps universitaire bien rempli me permettra d'y retourner l'an prochain, mais s'il y a une fenêtre, une seule, de quinze jours, j'y retourne.

Au revoir les enfants ! J'en reverrais peut-être quelques-uns. Pour les autres, bon vent, profitez bien de la vie et de votre jeunesse, et surtout prenez soin de vous !

Interlude.

Faut pas le dire trop fort, ma Mamie n'aime pas ce chanteur, même si je crois qu'elle n'a rien contre cette chanson-là. Elle est née exactement le même jour et la même année que Pierre PERRET (1934- ). Ci-dessous, "Lily" (1977), à savourer en lisant les articles passés ou à venir.


mercredi 19 septembre 2012

Été 2012. 2°) Le pluvieux mois de Juillet, tome I : un début pépère ou pas...

Le début du mois de Juillet a été à la fois tranquille et agité.

Tranquille parce que, à peu de choses près, il ne fut que dédié au repos, aux plaisirs, à la famille et aux amis. Agité parce qu'avec une colonie de vacances à organiser dans le Berry (il est temps de préciser ce que j'entends par Berry : le Département du Cher [18], Bourges et le Sancerrois) alors que la famille et les amis à voir sont en Touraine, que les parents enseignants ne finissent leur année que le Jeudi 5 Juillet, ben ça fait des déplacements... Merci à mon Pôpa d'avoir gardé la Renault Scénic malgré l'achat de la Dacia Sandero, ça m'a été utile ! Quant au trajet Tours-Bourges, je peux maintenant le faire les yeux fermés.

Et surtout, pour une fois que j'étais présent en Touraine aux environs du 9 Juillet... Car oui, depuis trois ans, déjà, que je fais des colonies de vacances (je n'étais qu'un jeune stagiaire en 2009), je n'ai jamais été là du mois de Juillet. Or, le 9 Juillet, c'est l'anniversaire de ma Mamie. Ce sont généralement des anniversaires qu'on évite de manquer trop souvent !

C'est donc toute la famille qui se retrouve le Samedi 7 Juillet. En effet, mon oncle débarque d'Afrique (République du Cameroun) le jour-même, avec ma nouvelle cousine, Marguerite, née le 27 Avril dernier, que je vais donc voir pour la première fois ! C'est fou comme ça change vite à cet âge-là !


Le temps de revoir des amis habitant près de la gare de Saint-Pierre-des-Corps, et tout le monde se retrouve chez les grand-parents.


Bon anniversaire Mamie ! C'est précieux les grand-mère, il faut bien profiter d'elles tant qu'elles sont là !


Journée agréable, qui m'a permis de revoir mon cousin que je n'avais pas vu depuis plusieurs années, il y avait même un gâteau pour mes 21 ans et les 24 ans de mon cousin. Et les cadeaux qui vont avec bien sûr ^^. En l'occurrence, "Le Sixième Jour" (1986), d'après le roman éponyme (1960) d'Andrée CHEDID (1920-2011), de Youssef Gabriel CHAHINE (1926-2008) avec la grande Iolanda Cristina GIGLIOTTI "Dalida" (1933-1987), qui assume pleinement ses 53 ans en jouant une grand-mère, malgré son regret personnel de n'avoir pas eu d'enfant et qui se suicidera un an plus tard...

 
Journée fructueuse aussi, 10€ gagnés pour moi, 10€ aussi pour la compagne de Tonton et 5€ pour le cousin ! Merci Papy pour les jeux à gratter des Jeux Olympiques (J.O.) de Londres 2012 (cachés dans des enveloppes-avion timbrées qui ont dû coûter plus cher que les jeux ^^).


Tout cela s'est terminée en allant voir la nouvelle maison de mon oncle, prétexte à charger la voiture d'affaires entreposées là par ma mère le temps de son déménagement... Ça m'a permis de voir cette acquisition et d'entrapercevoir les kilomètres de galeries souterraines (anciennement tunnels militaires puis caves à champignons) qui vont avec. Que j'ai promis de visiter cet été mais que finalement non... Faute de temps et de concordance de dates.


Journée orageuse aussi. C'est qu'il a fallu les décharger, les meubles de Maman, une fois chez elle. Bon sang mais quelle averse !

Et c'est pas tout ça mais j'ai une colonie de vacances qui commence deux jours après, moi ! Retour à Bourges, donc...

Interlude.

Et puisque je suis de retour en France, un petit souvenir entre ma Maman et moi, une de ces chansons qu'on chantait à tue-tête dans la voiture quand elle me menait au lycée. On se trompait toujours sur le refrain, tantôt l'un, tantôt l'autre. ^^
"La petite fugue" (1969), Maxime Bruno le FORESTIER (1949- ), concert privé enregistré au Studio Davout à Paris le 30 Mars 2002.
 
 

Été 2012. 1°) Le joli mois de Juin.

Commençons par le commencement.

Le mois de Juin 2012 donc...

Ou plutôt ce qu'il en restait, étant donné que j'ai quitté la Belle Province le Mardi 19 Juin 2012 au soir (décollage de l'Aéroport international Jean LESAGE de Québec à 23h55 pour être précis) pour atterrir le lendemain Mercredi 20 Juin 2012 vers 13h à l'Aéroport international de Paris/Roissy Charles de GAULLE, où m'attendait mon Pôpa enseignant qui avait donc son mercredi pour venir chercher son fils. Un dîner chez ma tante plus tard, nous étions en route pour la Touraine, où (en plus de prendre peu à peu conscience que pour la première fois de mon existence j'étais dans une France complètement à Gauche) je triai les photos prises la veille à l'Université Laval, dans un dernier espoir (déçu) de photographier les petits marmottons de l'Allée de l'Université, que je voyais tout le temps et tous les jours SAUF QUAND JE PRENAIS MON APPAREIL PHOTO !


Après une batterie de check-up médicaux, un aller-retour à Bourges sur une fin de semaine (vive l'autoroute) pour régler mon engagement comme animateur en colonie de vacances, et comme j'avais encore de l'énergie à dépenser, rien de tel qu'une sortie scolaire le Mardi 26. Non, pas comme d'habitude avec l’École élémentaire de mon paternel, cette fois-ci, pour changer, je suis parti accompagner ma Môman et ses vingt-neuf petits monstres de Maternelle.
Note pour nos amis québécois, l’École maternelle chez nous les Français est divisée en trois (voir quatre) niveaux : (Tout-petits [2-3 ans], si l'enfant est propre et assez autonome, souvent associée à la Section suivante), Petite Section de Maternelle (3-4 ans), Moyenne Section de Maternelle (4-5 ans), Grande Section de Maternelle (5-6 ans). Ma chère mère avait l'an passé pour niveaux les Tout-Petits, Petits et Moyens (T.P.P.M.), soit trente-deux (puis vingt-neuf au cours de l'année) adorables piles électriques de moins d'un mètre (moins de 3'3'' environ, chers amis québécois), dont l'âge s'étale au mois de Juin entre 3 et 5 ans... Ma pauvre Maman qui relève de cancer, qui est en mi-temps thérapeutique et qui faisait sa première rentrée scolaire depuis 2007... Je vous laisse imaginer comme cette année scolaire 2010-2011 a été reposante pour elle ! D'autant qu'il y avait quand même quelques numéros parmi les élèves... Enfin bref.
Et où sommes-nous allés ? Au Château du Lude, dans le Département de la Sarthe mais pas très loin de l’École de Maman. Édifié au Xème siècle par les Comtes d'Anjou pour contrer les invasions normandes/viking, puis d'élément dissuasif et imposant dans la guerre d'influence opposant le Comté d'Anjou au Comté de Blois, puis finalement d'ouvrage défensif contre les Anglais durant la Guerre de Cent Ans (1337-1453). À partir de la fin du XVème siècle, les Seigneurs du Lude font rénover leur domaine d'après le style de la Renaissance italienne. Au XVIIIème siècle, ce sont de magnifiques Jardins à la Française qui sont plantés et entretenus sous les remparts. Voilà pour la note historique dont les enfants ne savent rien. Bien évidemment, la visite était à leur portée.
À savoir :
_Confitures dans les cuisines du château. Les enfants ont pu ainsi éplucher de la rhubarbe pour les plus dégourdis, touiller la confiture et verser dans les pots qu'ils ramèneront le soir pour les parents.
_Visite simple du château,avec des thèmes abordables et compréhensibles pour des T.P.P.M. : un lustre, une tapisserie, un banquet (Salle de Réception), une chapelle, la chambre de la "Princesse" (ne cherchez ni Prince ni Dragon, on parle de Marie de RABUTIN-CHANTAL, Baronne et Marquise de Sévigné [1626-1696], célèbre pour sa correspondance), etc... Le tout sous l’œil passablement inquiet de la jeune guide, car le Château du Lude accueillait alors une exposition de... porcelaine ! Je vous assure que vingt-neuf marmots en âge préscolaire, ça vaut bien un éléphant ! Heureusement, pas de casse.
_Pique-nique sous les remparts, près du Loir (rivière sur laquelle la ville du Lude est bâtie) et roulades à gogo des minots sur les contreforts herbeux.
_Visite des jardins, du petit labyrinthe en buis, repérage de Grenouilles vertes dans le bassin (Oui on les a vues ! Ça aussi c'était pas gagné avec le barouf ambiant de vingt-neuf voix suraigües et surexcitées.), etc...
_Repérage dans le potager des fruits utilisés le matin dans la confection des confitures.
Voilà, voilà...
Bilan de la journée : pas de malades dans le bus (Ouf ! À cet âge-là, ça a plutôt tendance à prévenir quand c'est trop tard...), ma mère ne s'est pas perdue (une première !) en nous menant au château à travers les rues tortueuses et barrées (pour cause de travaux) du Lude, pas de casse dans la collection de porcelaine exposée, pas d'enfants perdus ni noyés dans le Loir, et une équipe de parents accompagnateurs rincés, vidés, épuisés. Et ma mère de dire stoïquement qu'elle vit ça tous les jours. Heureusement qu'il faut qu'elle se repose, tiens ! Cette année, elle a dix-huit enfants de Grande Section de Maternelle et C.E.1 (Cours Élémentaire 1, deuxième année d’École primaire), c'est déjà un peu moins remuant. En tout cas, les marmots étaient ravis de leur journée, et c'est bien là l'essentiel ! Profiter d'un moment avec quelques privilégiés silencieux pour repérer les grenouilles, voir leurs yeux s'illuminer de plaisir et de curiosité, les regarder rire en se roulant dans l'herbe... ça vaut bien un peu de fatigue ! C'est mignon à cet âge-là. Même si au quotidien, en trop grand groupe dans une petite salle de classe... c'est énergivore...
Je vous laisse sur quelques photographies de ce beau Château du Lude. Pas d'enfants dessus. Déjà pour une question d'éthique, ensuite pour une question légale.


Je suis aussi passé par chez mes grand-parents maternels, que je ne vois pas assez, hélas, depuis deux ans. Ils sont en Touraine, mais la Touraine n'est plus vraiment chez moi... Mes amis sont tous partis ou presque (il me reste un médecin, c'est pratique me direz-vous ^^), je me sens à l'étroit dans la petite maison de Maman comme dans l'appartement de Papa (il y avait tant de place dans la maison de Neuillé-Pont-Pierre) et je ne suis pas à l'aise en ville... Bref, je n'y suis pas souvent... Mais j'ai quand même pris le temps de passer plusieurs fois chez Papy-Mamie. Primo pour profiter dans la bonne cuisine de Mamie, secundo pour défier le grand-père au Billard français. Deux joueurs, chacun a sa boule blanche (l'une marquée d'un point noir pour les différencier, celle de droite sur la photo), le but est de de toucher la boule rouge et la boule blanche de l'autre avec sa boule, dans n'importe quel ordre mais lors du même coup. On compte un point à chaque réussite. J'ai battu Papy pour la première fois depuis... depuis... héhé... heu...

mardi 18 septembre 2012

Rémi, le blogueur, le seul, l'unique, le vrai, l'inimtable, le talentueux, le superbe, etc... est enfin de retour !

Bonjour à tous, chers et fidèles lecteurs !

Le nombre de visites n'ayant pas (trop) chuté durant la période estivale, j'en conclus que vous êtes venus me voir souvent. Comme vous avez dû être déçus devant cet ultime article de la série sur "Les Misérables" (1862) qui est resté durant tout ce temps indétrônable en tête de page.

J'avoue. Je n'ai pas écrit. Mais non, je ne vous ai pas oublié. Cet été fut pour moi l'occasion de me ressourcer un peu, loin d'Internet et du monde (quoique l'expression "loin du monde, donc d'Internet" eut été je pense plus appropriée...). Ma rentrée au Québec fut... heu... bien remplie, m'empêchant de me remettre à écrire. Mais ça s'arrange, peu à peu.

Promis, je vous reviens donc avec de grands projets :
1°) L'été 2012 par le menu : divers anecdotes et tourisme. Parce que je le vaux bien.
2°) Une mini-série historique sur le Raid canadien sur Dieppe en Août 1942. Parce que vous le valez bien.
3°) Une grande série historique de longue haleine sur la Guerre de 1812 (1812-1814) ! Parce que nous le valons bien.
4°) Des annonces sur la radio, car 3.600 secondes d'Histoire continue sur les ondes de CHYZ 94.3 tous les mercredis soir de 20h30 à 21h30.
5°) Un rapide bilan des élections au Québec.
6°) Et plein d'autres, comme d'habitude !

En bref, je suis de retour !


Là-dessus, je vous laisse, j'ai mon Autobus Express 330 à attraper...